Omega Systèmes : contre le plan de licenciements

13 Janvier 2021

Mardi 12 janvier, les travailleurs d’Omega Systèmes Atlantique, à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, en Loire-Atlantique, entamaient leur huitième jour de grève.

Ils s’opposent aux 29 licenciements, sur un effectif de 77, annoncés le 4 janvier par l’entreprise, spécialisée dans la découpe de matériaux composites.

Rien ne justifie ces licenciements, si ce n’est la recherche du profit. Tout porte en effet à penser que Web Industries, le groupe américain qui a racheté l’entreprise en 2019, se porte bien, notamment sa branche médicale, dont la direction refuse de divulguer les chiffres. Et, quoi qu’il en soit, Oméga produit essentiellement pour Airbus, un groupe qui a accumulé les milliards de bénéfices pendant des décennies.

Une quinzaine de grévistes se sont installés devant l’entrée de l’usine. Du matin au soir, malgré le froid et la présence des huissiers et des cadres, ils y font la démonstration de leur solidarité et de leur détermination. Décidés à ne pas se laisser faire, ils savent aussi apprécier ce moment de liberté, notamment vis-à-vis d’une direction particulièrement agressive.

Leur piquet leur permet aussi de s’adresser aux autres salariés de l’usine pour essayer de les entraîner avec eux car, si la grève a déjà désorganisé une partie de la production et des expéditions, ils savent qu’ils seront d’autant plus forts qu’ils seront plus nombreux.

De la famille et des amis, d’anciens collègues, des salariés d’autres entreprises et des militants sont venus apporter leur soutien, car chacun sent que leur grève, alors que les licenciements se multiplient dans l’aéronautique et ailleurs, exprime les intérêts de l’ensemble des travailleurs.

Correspondant LO