Nos lecteurs écrivent Régression sociale au CHU d’Angers

29 Décembre 2020

« Au CHU d’Angers, la direction profite de la crise sanitaire pour réorganiser certains services en 12 heures avec une alternance jour/nuit. En réanimation médicale, l’impact est important. Il y aura moins de soignants auprès des patients. Et comment garder la vigilance et la concentration nécessaire à la sécurité des patients pendant 12 heures ? Les temps de transmission entre équipes ne sont pas prévus, ni le temps d’habillage et de déshabillage. Ces tâches indispensables seront effectuées sur notre temps personnel, ce qui revient à un allongement non rémunéré de la journée de travail.

Le passage aux 12 heures aboutit également à l’exclusion des collègues les plus âgées, de celles qui ont des soucis de santé, des femmes enceintes, ou encore des salariés qui ne souhaitent pas faire d’horaires dérogatoires. C’est discriminatoire, inégalitaire, totalement injuste ! D’autres problèmes se posent en plus. Comment faire garder nos enfants ? Quelle est la nounou qui acceptera de les avoir aussi longtemps ? Comment avoir une vie sociale quand on passe une journée voire deux à dormir pour récupérer de sa série en 12 heures ?

Des études montrent que l’allongement des journées de travail a des effets néfastes sur la santé physique et psychique des travailleurs. La direction n’en a rien à faire, elle veut aller vite. Ces restructurations n’ont qu’un seul objectif : supprimer du personnel pour réduire les coûts. Non à cette régression sociale ! »

Une lectrice du CHU d’Angers