États-Unis : Trump, l’ami des escrocs et des assassins

29 Décembre 2020

Il ne reste à Trump que quelques semaines à la Maison Blanche. Alors qu’il a fait accélérer les exécutions fédérales, il multiplie les grâces, comme la loi américaine le lui permet. Il a ainsi gracié différents alliés, qui accomplissaient des peines de prison pour des fraudes et des escroqueries diverses. Il s’agit de personnalités condamnées pour des malversations fiscales, comme Charles Kushner, père du gendre de Trump, ou pour des délits commis pendant la campagne de 2016. Paul Manafort, qui fut directeur de campagne de ­Trump et fut condamné à sept ans de prison pour fraudes fiscales et bancaires, vient ainsi d’être gracié.

Trump vient aussi de gracier quatre anciens mercenaires de l’entreprise Blackwater, dont le patron l’a soutenu financièrement. En 2007 à Bagdad, ces quatre hommes, qui escortaient un convoi, avaient tiré à tout-va, tuant au moins quatorze civils, dont deux enfants de 9 et 11 ans qui avaient les mains en l’air.

Au fond, en exprimant sa reconnaissance à des assassins prêts à toutes les exactions, Trump tient à peaufiner son image jusqu’au bout.

Michel BONDELET