Emploi : chômage en hausse

29 Décembre 2020

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est accru en novembre pour atteindre 3,8 millions selon le ministère du Travail, un niveau supérieur de 10 % à celui enregistré en février avant le premier confinement.

Mais si l’on y ajoute tous ceux qui sont contraints de travailler en activité réduite, et donc avec un salaire amputé, le ministère annonce au total 6 millions d’hommes et de femmes au chômage dans la seule métropole.

De l’aveu même des services du ministère du Travail, le nombre de nouvelles inscriptions à Pôle emploi augmente. C’est la conséquence du deuxième confinement, qui a débuté le 30 octobre. C’est aussi le résultat de tous les plans de suppression d’emplois, ceux de grandes entreprises connus à l’échelle du pays et dans lesquelles les grands groupes capitalistes profitent de l’alibi du coronavirus pour licencier des travailleurs dont ils se seraient débarrassés de toute façon. Mais ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg. Il y a aussi tous les travailleurs jetés un par un à la rue par leur patron, soit que leur petite entreprise soit victime des mesures de confinement, soit que lui aussi profite de l’occasion.

Par ailleurs, il y a aussi moins de chômeurs qui retrouvent un emploi. Ceux qui ont quitté Pôle emploi pour un emploi temporaire, ce qui est maintenant le principal moyen d’en sortir, sont moins nombreux en novembre qu’en octobre. Quant aux intérimaires en fin de mission, ils ont de plus en plus de mal à en trouver une nouvelle. 110 000 emplois temporaires en équivalent temps plein ont disparu en un an. Et ces chiffres ne reflètent même pas toute la gravité de la situation car beaucoup de travailleurs sans emploi ne s’inscrivent pas à Pôle emploi.

Mais, à défaut d’offres, la direction de Pôle emploi utilise à fond un moyen de faire baisser le nombre de chômeurs en s’acharnant à les radier. Ces radiations ont repris de plus belle au troisième trimestre. La CGT de Pôle emploi dénonce ainsi « la volonté de rattraper les objectifs de radiations qui n’ont pu être atteints, alors que les offres d’emploi n’ont jamais été aussi faibles ».

Main dans la main, patronat et gouvernement sèment la misère. Ils récolteront la colère du monde du travail.

Daniel MESCLA