De nouveaux obstacles à la circulation des travailleurs

29 Décembre 2020

Pendant sa campagne de 2016 en faveur du Brexit et depuis son arrivée au poste de Premier ministre, Johnson n’a cessé de promettre à la population un nouvel âge d’or si le Royaume-Uni quittait l’UE.

Ce sont des balivernes d’un point de vue économique, comme les travailleurs britanniques ont pu déjà le mesurer à la baisse continue de leur pouvoir d’achat ces dernières années. Quant au nouvel accord, il va avoir pour eux un impact négatif direct, en créant de nouveaux obstacles à leur libre circulation.

Aujourd’hui, 4 millions d’Européens travaillent au Royaume-Uni, et un million de Britanniques travaillent dans l’UE. Sur le papier, le nouvel accord ne leur retire pas de droits mais, sachant qu’il sera renégocié dans cinq ans, ils ont de quoi être inquiets.

Dans l’immédiat, l’accord complique surtout la vie de ceux qui voudraient traverser la Manche pour trouver un travail : il faudra désormais se faire délivrer un permis de travail et un visa à points pour être autorisé à rester plus de six mois dans le pays, et les pays de l’UE ont décidé d’adopter des mesures similaires dans l’autre sens à l’encontre des travailleurs britanniques.

L’accord prévoit une exception : les mesures seront plus souples dans le domaine de l’agriculture, où la main-d’œuvre venue d’Europe centrale et orientale est vraiment indispensable aux patrons. Dans la tourmente du Brexit, les exploiteurs ne perdent pas le nord !

A.G.