États-Unis : Barbarie présidentielle

22 Décembre 2020

Quelques semaines avant d’être obligé de laisser la Maison Blanche à son adversaire, Trump utilise ses pouvoirs pour se bâtir une réputation de « dur » en matière de justice, si l’on ose dire. Car c’est avec la peau des condamnés à mort que Trump adopte cette posture.

Même si certains États américains appliquent la peine de mort et exécutent entre vingt et trente prisonniers par an, depuis 2003 l’État fédéral n’avait procédé à aucune exécution capitale et seulement à trois entre 1976 et 2003.

Or, depuis juillet, avec la complicité de son ministre de la justice, Trump a fait procéder à dix exécutions et veut encore faire tuer quatre prisonniers dans les jours qui viennent. Ces condamnés l’ont été pour des crimes commis pour la plupart lorsqu’ils étaient très jeunes, il y a vingt ans et plus, temps passé dans le couloir de la mort.

Alors que Trump relance cette barbarie, inscrite dans la loi de ce pays présenté comme celui de la liberté, il s’est montré clément envers un de ses proches. Le 25 novembre, il a ainsi gracié le général Michael Flynn qui avait admis avoir menti à la justice dans l’enquête sur les liens entre la campagne de Trump en 2016 et les autorités russes.

L.D.