Clichy : un toit, c’est un droit

22 Décembre 2020

Samedi 12 décembre, à l’appel du collectif « 93 Barbusse », 80 personnes se sont rassemblées devant le 38 boulevard du général Leclerc à Clichy-la-Garenne en Seine-Saint-Denis, un immeuble rénové et vide depuis bientôt dix ans.

Ce rassemblement était destiné à protester contre l’absence de solutions de relogement pour les habitants du 93 rue Henri Barbusse, expulsés le 20 octobre de leur immeuble, frappé d’un arrêté de péril imminent.

Cet arrêté avait été pris en juin 2020 par la mairie mais, comme le dit le collectif : « la municipalité n’a pas respecté ses obligations... Quelques familles sont hébergées par la commune dans une résidence en attente d’un logement social. Mais d’autres, après une semaine d’hébergement à Clichy, se sont retrouvées ballottées d’hôtel en hôtel, dans des conditions indignes, loin des écoles pour les enfants, avec des trajets épuisants. Quant aux adultes sans enfant, ils se retrouvent à la rue en plein hiver et personne ne leur propose de solution ! »

D’autres actions sont prévues car malgré les déclarations de la ministre du Logement sur le fait que « les expulsions locatives avec concours de la force publique doivent s’accompagner d’une solution de logement ou d’hébergement », depuis plus de deux mois des personnes qui payaient leurs loyers et entretenaient leurs logements se retrouvent à la rue. Pour maintenir la mobilisation, le collectif appelait à un rassemblement le 23 décembre sur le thème « et nous, on crèche où pour Noël ? », avant un rassemblement devant le tribunal de Cergy le 04 janvier, lors de l’audience de la plainte des expulsés contre le maire de Clichy.

Il existe, depuis 1947, une loi autorisant la réquisition des logements vides. Mais la contrainte par la loi s’applique aux pauvres, quand il s’agit de les jeter dehors, beaucoup moins quand il faut faire respecter le droit au logement.

Correspondant LO