Travailleurs de la santé : à Limoges

09 Décembre 2020

Le 3 décembre, à Limoges, près d’une centaine de travailleurs du médico-social, venus majoritairement du CHU et de l’hôpital Esquirol de Limoges, se sont retrouvés devant le siège de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine.

Dès le mardi 1er décembre, leurs collègues de l’hôpital Esquirol s’étaient déjà mobilisés. En cortège depuis la MAS d’Isle (maison d’accueil spécialisée), c’est à une cinquantaine qu’ils étaient allés remettre au nouveau directeur de l’hôpital Esquirol, dont ils dépendent tous, la pétition avec 700 signatures pour exiger les 183 euros du Ségur pour tous. Une délégation de huit personnes a été reçue, décidée à affirmer « nous sommes tous des travailleurs hospitaliers, nous faisons le même travail : à travail égal, salaire égal. » Le représentant de l’ARS a alors fait semblant de ne pas être au courant du décret qui prive tous les travailleurs du médico-social de ces 183 euros mensuels !

À la sortie de cette entrevue, les réflexions fusaient : « À quoi il sert celui-là, il y a vraiment des salaires dépensés pour rien, on va continuer pour avoir ces 183 euros... » Des collègues ont expliqué combien ils perdaient après des mutations, par exemple en passant d’un Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à un service médico-social : la prime grand âge et les 183 euros du Ségur disparaissent !

Dans le pays, 40 000 travailleurs sont concernés et le gouvernement économise presque 90 millions d’euros en les privant de cette augmentation, espérant bien diviser ceux qui travaillent dans les services dits sanitaires et ceux du médico-social.

Correspondant LO