Travailleurs de la santé : la duperie du Ségur

09 Décembre 2020

L’accord du 14 septembre, dit Ségur de la santé, signé par FO, CFDT et l’UNSA, prévoit pour tous les professionnels non médicaux au sein des établissements de santé et des Ehpad une augmentation de 183 euros net par mois.

Tout d’abord ce supplément est bien loin de compenser le retard considérable pris par les salaires à la suite des mesures de blocage successives. Les métiers de la santé, du médico-social, de l’aide à la personne, sont particulièrement mal rémunérés.

De plus ces 183 euros qui s’ajoutent au salaire mensuel ne représentent pas pour autant une augmentation salariale : c’est un complément de traitement indiciaire (CTI). Sur la fiche de paie, c’est une ligne en dessous du brut dont rien n’assure qu’elle sera pérenne.

Enfin, tout le monde ne touche pas ce CTI. Le décret du 19 septembre a précisé que le versement de ce complément concerne les agents des établissements publics de santé, des groupements de coopération sanitaire et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de la fonction publique hospitalière. Il ne concerne donc pas toutes les personnes travaillant dans le même établissement hospitalier, voire pas toujours tous ceux d’un même service. Les maisons d’accueil spécialisées, les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), et centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) sont entièrement exclus de ce dispositif.

C’est bien pourquoi les travailleurs de ces secteurs ont été nombreux à participer à la journée d’action proposée par la CGT le 3 décembre.

Correspondant LO