Saint-Denis : la lutte des agents communaux continue

09 Décembre 2020

Depuis le 2 octobre, les travailleurs territoriaux de Saint-Denis sont mobilisés contre les attaques de la municipalité.

Ce sont principalement les agents de cantine et de crèche qui ont débrayé chaque midi, et jeudi 3 décembre une journée de grève et de manifestation a eu lieu.

Hanotin, le maire PS, veut supprimer trois jours de congés, réduire le nombre de jours de RTT et mettre fin aux congés médailles. Il veut retirer le droit de partir trois mois avant sa retraite pour un salarié qui a travaillé toute sa vie dans la municipalité. Ce qui avait mis le feu aux poudres était le conditionnement de la prime annuelle de 1 530 euros brut, considérée comme un treizième mois, à la présence des agents. Le maire a fini par reculer un peu, en garantissant une prime de 800 euros aux catégories C et de 400 aux catégories B, mais le compte n’y est pas.

Le maire prétend se mettre en conformité avec la loi en affirmant que les employés ne travailleraient que 32 h 30 au lieu des 35 heures légales. C’est un mensonge : les communaux de Saint-Denis travaillent 37 h 30 et ont des RTT, comme d’autres salariés. Hanotin, qui est président de Plaine-Commune, veut montrer l’exemple à suivre aux autres villes de l’agglomération.

Pour le moment, les organisations syndicales ont décidé d’arrêter les débrayages quotidiens mais ont annoncé un débrayage mardi 8 décembre, pour rejoindre les employés de Plaine-Commune qui commencent à se mobiliser. Elles appellent également à rejoindre des rassemblements « des retraites aux flambeaux » prévues le 7 janvier devant toutes les mairies de Seine-Saint-Denis.

Correspondant LO