Prime aux plus pauvres : pas de quoi ruiner les riches

09 Décembre 2020

Véran, le ministre de la Santé, a annoncé le versement d’une prime de Noël aux 2,5 millions de familles les plus pauvres. Cette prime est réservée aux bénéficiaires du RSA, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et l’allocation équivalent-retraite (AER), c’est-à-dire à ceux qui sont contraints de vivre des minima sociaux.

À l’heure où les caisses de l’État sont ouvertes au patronat, la prime versée aux victimes de la crise du capitalisme est inchangée et minimale : de 152 euros pour une personne seule à 381 euros pour une famille avec trois enfants à charge. Pour chaque enfant supplémentaire, 60,98 euros seront ajoutés, indique le ministère de la Santé, pour qui chaque centime donné à un pauvre doit être bien contrôlé.

À Mayotte, pourtant département français, l’existence d’un enfant ne vaut que 7,62 euros, huit fois moins qu’en métropole.

Il y a peu de chances que ces enfants-là puissent croire au père Noël.

Christian BERNAC