Assistants d’éducation : la vie scolaire en grève

09 Décembre 2020

Le mouvement de grève des assistants d’éducation des lycées et collèges (AED) a été bien suivi dans tout le pays mardi 1er décembre. Alors que leurs tâches sont multiples et qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement des établissements scolaires, ils sont considérés comme de vulgaires pions, mal payés et remerciables au bout de six ans.

Avec jusqu’à 41 heures de travail par semaine, cela ne peut plus être un simple job d’étudiant. On leur demande d’être à la fois des éducateurs, surveillants, agents de sécurité chargés de désamorcer les conflits entre élèves, etc. Mais pour effectuer ces multiples tâches, ils ne reçoivent aucune formation et ne touchent qu’un salaire minimum, sans aucune possibilité de prime, en particulier la prime Covid que perçoit le reste du personnel. Le pire est qu’ils n’ont aucune perspective d’avenir puisque leurs contrats sont provisoires.

Dans les nombreuses manifestations locales qui ont eu lieu le 1er décembre, les AED ont reçu le soutien des autres membres du personnel de leurs établissements.

Ainsi, au lycée Jules- Siegfried du Havre, les AED se sont tous mis en grève et les autres membres du personnel qui ne travaillaient pas ce jour-là se sont cotisés pour aider financièrement leurs collègues grévistes. Aux revendications nationales s’est ajouté un refus de l’attitude de la direction, qui leur impose une charge de travail toujours plus importante, en prenant prétexte de la situation sanitaire. La direction a dû prendre elle-même en charge les tâches les plus indispensables que les surveillants gèrent au quotidien et a ainsi pu voir qu’ils font un vrai métier que les chefs ne savent pas faire !

Correspondant LO