Une loi pour renforcer les moyens de répression

02 Décembre 2020

Outre l’article 24 sur la diffusion d’images de policiers et gendarmes, la loi Sécurité globale comporte de multiples aspects inquiétants.

La plupart existaient déjà dans d’autres textes, mais ils sont souvent renforcés et ainsi envoient officiellement des signaux aux forces de répression.

La loi permet l’usage de drones pendant les manifestations et la création d’une police municipale à Paris. Elle prévoit aussi l’extension des prérogatives des policiers municipaux.

Les agents de sécurité pourront procéder à des palpations et pourront être habilités à des activités de surveillance dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Depuis l’attentat de Magnanville, quand un couple de policiers avait été tué chez eux par un terroriste islamiste, les policiers ont le droit de porter leur arme en dehors du service ; avec la loi, on ne pourra plus s’opposer à leur entrée dans un lieu public avec leur arme quand ils ne sont pas en service. Les remises de peine pour les personnes condamnées pour violences sur des policiers, des gendarmes, des pompiers ou des élus ne seront plus possibles.

Enfin, bien dans la ligne générale de cette loi, les règles d’usage des armes vont être assouplies pour les militaires engagés dans le cadre de l’opération Sentinelle. Elles seront alignées sur celles de la police.

B. S.