Vallourec Déville-lès-Rouen : les travailleurs sacrifiés aux actionnaires

25 Novembre 2020

Le groupe Vallourec est spécialisé dans la production de tubes en acier sans soudure, destinés principalement à l’industrie pétrolière et gazière. En raison de la crise de ce secteur, il se trouve extrêmement endetté et, pour pouvoir rembourser, il propose à ses créanciers des actions en échange de 50 % de sa dette.

Pour faire bonne mesure, Vallourec met dans la balance la suppression de plus de 1 000 emplois dans le monde, sur près de 20 000 que compte le groupe. C’est ainsi que, après avoir supprimé 900 emplois en Amérique du Nord récemment, il s’apprête à en supprimer 200 en Allemagne, 500 au Brésil et 350 en France.

L’usine de Déville-lès-Rouen, qui n’assure plus que le traitement thermique après la fermeture d’un laminoir et 200 licenciements en 2016, est promise à la fermeture pure et simple en juin 2021, laissant sur le carreau ses 190 employés.

Avec 4 milliards de chiffre d’affaires en 2018, Vallourec n’est pas à l’agonie, mais veut rétablir ses profits pour complaire à ses futurs actionnaires. À l’annonce du plan de licenciements, l’action Vallourec a grimpé de 20 %. C’est éloquent.

Correspondant LO