Delpharm – Orléans : la grève se poursuit

25 Novembre 2020

Depuis mardi 17 novembre, les travailleurs postés du site de production pharmaceutique Delpharm, à Orléans, sont de nouveau en grève contre les attaques concernant leur temps de travail.

La mobilisation démarrée à la mi-octobre avait amené le patron à renoncer à leur voler une semaine de congés payés et à ramener les horaires de fin de journée de 22 heures à 20 h 15.Mais les travailleurs refusent toujours qu’on leur vole des RTT, qu’on leur impose de travailler 35 minutes de plus par jour, sans aucune compensation.

Le patron restant sourd à leurs demandes, depuis une semaine la quasi-totalité des travailleurs postés des équipes de semaine et du week-end ont rejoint la grève, bien décidés à se faire entendre. Dans la joie et la bonne humeur, les grévistes de tous les secteurs de production, heureux de se retrouver tous ensemble, ont confectionné des pancartes qui ont fleuri dans l’usine. Cela déplaît à la direction qui tente de se servir de la crise sanitaire pour mettre au pas les grévistes.

L’entreprise se porte bien, le site a généré sept millions d’euros en moins d’un an et Sébastien Aguettant, l’actionnaire principal, a étendu son empire en acquérant quasiment gratuitement des usines un peu partout. Surtout, il vient de décrocher le contrat de fabrication des vaccins contre le Covid-19, mis au point par Pfizer et BioNTech. Si ces annonces le feront grimper dans le classement des Français les plus fortunés, elles ont aussi motivé les grévistes à renforcer leur grève.

Mardi 24 novembre, les travailleurs en horaires de journée étaient appelés également à débrayer. Ils constatent qu’après que le patron a renoncé à leur voler la sixième semaine de congés payés grâce à la grève des postés, il espère la leur faire payer en leur imposant de travailler 21 minutes de plus par jour.

Le bras de fer engagé par les travailleurs continue. Sur les treize jours de RTT que la direction comptait leur voler, les grévistes ont obtenu grâce à leur mobilisation qu’on leur restitue dix jours. Pour tous les travailleurs qui ont relevé la tête, c’est un encouragement à poursuivre la lutte.

Correspondant LO