Technicolor – Rennes : la lutte continue28/10/20202020Journal/medias/journalarticle/images/2020/10/P13-1_lors_dune_delegation_a_Bercy_en_septembre_C_DR.jpg.420x236_q85_box-0%2C308%2C800%2C758_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Technicolor – Rennes : la lutte continue

Le 2 juillet, la direction de Technicolor a annoncé le transfert du développement du logiciel pour les décodeurs TV de Rennes vers Chennai en Inde, avec pour conséquence la suppression de 110 emplois sur les 286 qui restent sur le site de Rennes.

Illustration - la lutte continue

Depuis, elle a enchaîné les réunions avec les représentants du personnel pour mettre en place son plan de licenciements, avec une échéance fixée au 28 octobre.

Le 17 septembre, une cinquantaine de salariés de Technicolor s’étaient mis en tête de la manifestation intersyndicale organisée à Rennes, dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale. Cette participation a encouragé la mobilisation dans l’entreprise et, par la suite, les réunions de discussion du plan ont régulièrement été envahies par plusieurs dizaines de salariés, obligeant les représentants du patron à s’expliquer directement. Ceux-ci n’ont pas manqué de faire savoir qu’ils désapprouvaient ces irruptions, montrant que la pression des salariés mobilisés les gêne.

Devant le manque de résultat de ces réunions, l’idée d’accentuer cette pression a fait son chemin. Depuis deux semaines maintenant, les rassemblements et manifestations dans l’entreprise sont quotidiens. La mobilisation grandit, au point que la presse locale s’en est fait l’écho, permettant à plusieurs salariés d’exprimer le dégoût et la révolte que leur inspire ce plan de la direction. Au fil des rassemblements, la confiance dans la capacité de la mobilisation collective à faire pencher la balance s’affirme. La direction le sent bien et cherche à désamorcer la mobilisation. Elle a changé d’attitude, organisant elle-même des réunions d’explication avec les salariés et commençant à faire quelques concessions sur les conditions des licenciements.

C’est évidemment très insuffisant, et tout le monde est convaincu qu’il y a encore beaucoup de concessions à lui arracher, à condition que les travailleurs renforcent leur mobilisation et n’hésitent pas à prendre leurs propres initiatives et à bousculer le calendrier prévu par le patron.

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