Gouvernement : une campagne sécuritaire et raciste

28 Octobre 2020

Suite à l’assassinat de Samuel Paty, un deuxième Conseil de défense a été convoqué le 23 octobre par Emmanuel Macron, avec pour objectif de ne laisser aucun répit à ceux qui s’opposent à l’ordre républicain.

Le durcissement du projet de loi contre les « séparatismes » est à l’ordre du jour et doit être présenté en Conseil des ministres le 9 décembre.

La campagne ouverte depuis des mois par le gouvernement, qui sous prétexte de combattre l’islamisme radical stigmatise les musulmans, prend ainsi une nouvelle ampleur. S’il n’est pas aussi outrancier dans ses propos que Marine Le Pen, qui tire un trait d’égalité entre musulmans et terroristes, il joue la même partition.

Le ministre de l’Intérieur Darmanin est à la pointe de cette campagne. Il a ainsi multiplié les actions : interdiction de certaines associations, fermeture de mosquées, sans parler de ses déclarations contre les rayons halal dans les supermarchés. La manœuvre politique du gouvernement consiste à tenter de retrouver du crédit en chassant sur les terres de Le Pen. Elle est odieuse, mais aussi dangereuse. Ses effets vont du renforcement des courants politiques intégristes islamistes d’un côté au renforcement du racisme et des courants politiques d’extrême droite, du RN au syndicat UNI, de l’autre.

« Diviser pour régner », a toujours été une arme politique des défenseurs de la société capitaliste et de l’exploitation. Il faut que les travailleurs conscients s’y opposent de toutes leurs forces.

Aline RETESSE