Le 9 octobre : à bas la propriété capitaliste !

14 Octobre 2020

Le meeting politique de rentrée de Lutte ouvrière s’est tenu dans la salle de la Mutualité, à Paris, le 9 octobre. Près de 1 000 personnes de la région parisienne y ont partagé, dans les conditions sanitaires imposées, le plaisir de se retrouver en nombre et ont écouté et applaudi Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.

Jean-Pierre Mercier, ouvrier chez PSA à Poissy, a notamment cité le cas de son PDG Carlos Tavarès : « Lors d’une réunion avec des représentants syndicaux, il a tenu, pour justifier sa politique, à expliquer que PSA depuis des années augmentait ses ventes car le marché automobile s’élargissait. Mais cette année, le marché automobile va sans doute baisser de 20 %. Pour continuer à augmenter ses ventes, PSA ne peut plus compter sur l’augmentation du marché. Par conséquent, Tavares a déclaré : “Je vais utiliser une formule guerrière : il va falloir aller manger dans la gamelle des autres”.[…]

La formule grossière utilisée par Tavares, tout comme le fait qu’il parle de langage “guerrier”, en dit long sur l’état d’esprit du patronat. Quand nous disons que les capitalistes sont des requins, on nous reproche parfois d’avoir une vision caricaturale… mais voilà qu’eux-mêmes se décrivent comme des chiens affamés prêt à aller mordre le voisin de niche pour lui voler son os ! »

Nathalie Arthaud, à la suite de Jean-Pierre, a souligné :

« Ni les profits ni la rentabilité ne doivent guider l’économie. L’économie doit répondre aux besoins vitaux de la population mondiale, elle doit assurer l’avenir de la planète et elle est capable de le faire car l’humanité n’a jamais eu autant de possibilités techniques et scientifiques. Mais pour cela, il faudra que les travailleurs, la classe ouvrière au sens large, prennent le pouvoir et imposent une gestion collective des grands moyens de production, la société communiste. […]

Le vol du travail d’autrui est le moteur du capitalisme. Quand nous travaillons, nous créons du profit. Celui-ci est accumulé par la grande bourgeoisie qui en fait du capital et un moyen d’exploiter à nouveau les travailleurs, un moyen pour accroître sa mainmise sur l’économie et sa puissance sociale. Oui, dans cette société les travailleurs fabriquent tout, produisent tout, jusqu’au grand capital qui les exploite. Jusqu’à leurs propres chaînes. Eh bien ces chaînes, il ne faut pas les avoir dans nos têtes.

Proudhon, un des premiers socialistes, avait dénoncé l’accaparement des moyens de production par la bourgeoisie qui se développait avec la formule célèbre : la propriété c’est le vol. Eh bien oui, la propriété capitaliste c’est le vol ! Le grand capital, c’est le vol ! À bas la propriété capitaliste ! »