Les employés d’Antilles Sûreté en grève

09 Septembre 2020

Les travailleurs de la société Antilles Sûreté, chargés d’assurer le contrôle des voyageurs et des bagages à l’aéroport de Pointe-à-Pitre, sont entrés en grève à compter du dimanche 6 septembre.

Ils ont élu leur comité de grève et dimanche et lundi matin, dès 4 h 30, ils étaient présents sur le parvis de l’aéroport, bien décidés à tenir leur piquet jusqu’à obtenir de la direction une réponse satisfaisante à leurs revendications.

Une partie de celles-ci avait déjà été exposées en février dernier et avaient fait l’objet d’un accord, qui n’a pas été respecté. Elles concernent les conditions de travail, l’organisation des plannings et les travailleurs exigent surtout que la direction cesse de raboter leur salaire sous divers prétextes, et leur paie ce qu’elle leur doit. Pendant la période du confinement, elle a instauré un système de chômage partiel global qui lui a permis d’économiser sur les rémunérations. Après la reprise du trafic, tout le monde a repris une activité normale, sauf les CDD et intérimaires, dont la plupart n’ont pas été rappelés. Les travailleurs réclament aussi la prime Covid 19. La charge de travail pèse sur ceux qui restent, avec un bouleversement des plannings et des heures supplémentaires au lieu d’embauches.

La direction prend prétexte du Covid pour ne pas satisfaire les revendications et ne pas respecter l’accord de février. Au contraire, elle en profite pour aggraver les conditions de travail et baisser les rémunérations. Elle dit ne pas avoir les moyens de payer la prime Covid, alors que les travailleurs de l’entreprise exercent encore dans des conditions d’insécurité. Les grévistes sont bien décidés à lui imposer le respect. Environ 50 % des 73 employés sont en grève. Pour l’heure, le comité de grève et ses représentants élus organisent la grève : assemblées générales quotidiennes, repas sur le piquet, caisse de grève, contact avec les non-grévistes, contact avec les collègues de la même société en Martinique, distributions de tracts, contact avec les syndicats, particulièrement avec la CGTG, qui soutient officiellement le comité de grève. La gestion de la grève au quotidien soulève bien d’autres aspects et les grévistes tiennent bon.

M.-C. D.