Hutchinson – Châlette-sur-Loing : les bénéfices doivent servir à maintenir les emplois !

09 Septembre 2020

Trois mois après l’annonce de son plan de licenciements qui concerne toutes ses usines, le patron d’Hutchinson a dévoilé les détails de celle d’Hutchinson SNC. Les travailleurs d’autres usines du groupe, comme ESPA, Paulstra ou le Joint français, eux, sont toujours dans l’attente.

197 postes sont supprimés à Châlette-sur-Loing et 97 à Joué-lès-Tours. Rien d’étonnant à ce que des travailleurs de plus de 57,5 ans, usés par des années passées à l’usine, dans des conditions dégradées, aient envie de partir, même s’ils considèrent les conditions de départ insuffisantes. Mais au soulagement d’échapper à l’exploitation succède l’incertitude : arriveront-ils à vivre avec des petites retraites ?

Parmi ceux qui conservent leur emploi règnent l’inquiétude et l’incompréhension. Les patrons invoquent la baisse d’activité pour justifier les licenciements mais, en même temps, ils ont recours aux heures supplémentaires dans certains secteurs et font appel à des intérimaires, qui pour certains ont été jetés à la rue après avoir travaillé pendant le confinement. En fait, la seule logique patronale est de faire tourner l’usine avec moins de travailleurs, plus flexibles, plus précaires, pour verser davantage de dividendes aux actionnaires de Total, à qui appartient Hutchinson.

L’intérêt des travailleurs est à l’exact opposé : imposer aux actionnaires de payer entièrement pour le maintien des emplois.

Correspondant LO