17 septembre : en grève et dans la rue !

09 Septembre 2020

Dans tout le pays, jeudi 17 septembre, une journée de grève et de mobilisation est organisée à l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU, ainsi que d’organisations de jeunesse, FIDL, MNL, UNEF et UNL.

Elles dénoncent les rafales de plans de suppressions d’emplois et les attaques gouvernementales, dont la menace sur les retraites que Macron continue d’agiter.

Le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI), affilié à la CFE-CGC, appelle également les infirmières de la fonction publique et du privé à la grève, le jeudi 17 septembre, « dans le cadre d’une mobilisation unitaire des hospitaliers », pour dénoncer les décisions du gouvernement pendant le Ségur de la santé, honteusement insuffisantes en nombre de postes créés, de lits, comme en termes d’augmentation des salaires.

Les ministres, Castex en tête, en appellent « au sens des responsabilités ». Le gouvernement, il est vrai, en use sans faillir à l’égard des capitalistes et grands actionnaires ! Le ministre des Transports, J.-B. Djeb- bari, va jusqu’à évoquer « une grève par habitude » concernant les travailleurs du ferroviaire, qui ont tenu des semaines durant, en première ligne de tous ceux qui refusaient la réforme des retraites. À sa rescousse, le PDG de la SNCF dit avoir « du mal à comprendre » pourquoi les travailleurs des chemins de fer repartiraient en grève.

Mais justement, la « forme de paix sociale souhaitable pour tous », aux yeux du ministre Djebbari, n’a aucune réalité. La réalité, c’est qu’il y a une guerre sociale, et que ce sont les capitalistes qui la mènent. Les milliers d’emplois supprimés, les entreprises grandes et petites qui ferment, sans que la fortune des propriétaires soit touchée, ça suffit !

Travailler moins pour travailler tous, sans perte de salaire, c’est la seule solution à la crise vécue par le monde du travail. Il faut pour cela mettre sous contrôle les patrons qui obligent à travailler sans égard aux risques de Covid et qui licencient, l’œil rivé sur leur courbe de profits.

Se joindre aux débrayages, grèves, rassemblements et manifestations qui auront lieu le 17 septembre, c’est une occasion de faire entendre les exigences des travailleurs, avec ou sans emploi.

Viviane LAFONT