17 septembre : les motifs de colère ne manquent pas !

02 Septembre 2020

Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a fait mine de s’interroger sur le bien-fondé de l’appel à la grève lancé par les fédérations de cheminots CGT et Sud pour le 17 septembre. Car, selon lui, le gouvernement serait aux petits soins pour la SNCF.

« Je pose simplement la question, a-t-il dit, à quoi sert cette grève à la SNCF ? » Et d’énumérer les prétendues aides prévues par le gouvernement : reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, investissements massifs dans le fret ferroviaire intégrés au futur plan de relance.

Reprise d’une partie de la dette ? Certes, mais les dépenses de la SNCF contraintes par l’État ne font qu’augmenter, conduisant inexorablement à une nouvelle augmentation de la dette. Investissements prévus dans le ferroviaire ? Les promesses du gouvernement n’engagent que ceux qui les croient ! Dans le même temps, les suppressions d’emplois prévues à la SNCF ne sont pas revues à la baisse.

Plus fondamentalement, les cheminots ne sont qu’une partie du monde du travail, et c’est le monde du travail dans son ensemble qui est durement attaqué par les capitalistes et par le gouvernement à leur service. L’appel à la grève des syndicats de cheminots s’inscrit dans un appel plus général à des grèves et à des manifestations, lancé par les confédérations syndicales CGT, FSU et Solidaires pour le 17 septembre. Tous ceux qui, parmi les salariés, les chômeurs, les retraités, ne veulent pas rester silencieux, mais défendre les intérêts propres au monde du travail, pourront s’emparer de cette journée pour le faire.

Valérie FONTAINE