Hôpital de Laval : manque de moyens au service Covid

26 Août 2020

Mercredi 19 août, des agents du service de médecine interne, infectiologie et hématologie se sont rassemblés devant l’entrée de l’hôpital de Laval, en Mayenne, pour dénoncer la situation intenable dans ce service. Depuis des années, ils demandent des effectifs en plus mais, avec la crise sanitaire, le manque de personnel est devenu plus criant encore.

Le service dispose de douze lits réservés aux patients Covid-19 et de douze autres lits pour les patients non-Covid, une porte séparant les deux parties. Les infirmières et les aides-soignantes doivent s’occuper de l’ensemble de ces malades, personne n’étant spécifiquement dédié aux patients atteints du Covid-19. La nuit, il n’y a parfois qu’une infirmière et deux aides-soignantes pour l’ensemble des patients. Il faut donc ajouter un temps d’habillage et de déshabillage, selon qu’on répond à l’appel d’un patient Covid ou non-Covid.

La situation est pire que pendant la première vague. Il y avait alors eu des renforts permanents, mais ils sont repartis au fil des semaines. Les renforts sont maintenant ponctuels. Les agents hospitaliers n’ont plus le temps de manger, d’aller aux toilettes, de prendre une simple pause en huit heures de travail. Il est impossible de s’occuper correctement des patients dans ces conditions. C’est d’autant plus révoltant que certains sont en fin de vie.

La situation de pénurie de personnel n’est pas cantonnée à ce service, et l’ARS veut encore la dégrader : un contrat de retour à l’équilibre financier est prévu pour l’hôpital de Laval, qui exige la suppression de trente postes. Dans ces conditions, les reportages dans les médias nationaux affirmant que l’hôpital était prêt pour une deuxième vague ont suscité de vives réactions : « On n’est ni prêts, ni reposés ! » Et la colère n’est pas près de retomber.

Correspondant LO