GEMS – Buc : la santé des actionnaires avant tout

22 Juillet 2020

Alors que la pandémie du Covid n’a entraîné aucune baisse d’activité notable et que l’activité de conception et de fabrication de matériel radiologique est l’une des activités les plus profitables de General Electric, la direction a décidé de supprimer 494 emplois en Europe, dont 283 en France, dans son activité de santé.

En France, les postes menacés chez General Electric Medical Systems à Buc dans les Yvelines sont principalement occupés par des cadres. Cela signifie le départ d’un salarié sur dix, et d’un sur cinq dans les secteurs concernés par ces suppressions.

Évidemment, la direction évoque des difficultés, des marchés de la radiologie en réduction et sa volonté d’y améliorer son positionnement. Mais en réalité, ce qu’elle recherche est un niveau de profitabilité inchangé à la suite de la vente de son secteur de biopharmacie qui, dans sa filiale liée à la santé, était encore plus profitable que celui de la radiologie.

Aujourd’hui, la direction a beau affirmer qu’aucun départ ne sera contraint, que tous se feront sur la base du volontariat, personne n’y croit vraiment, car tous les secteurs sont concernés : études, maintenance, ventes, finance, juridique, qualité et même ressources humaines.

À l’entendre, un départ ne sera possible que si le salarié peut prétendre à une retraite à taux plein avant fin 2021 ou présente un nouveau projet professionnel à l’extérieur, qu’il devrait trouver en deux mois.

Alors qu’en temps normal le manque de personnel se fait partout sentir, ces départs vont encore aggraver la situation. Aujourd’hui, l’immense majorité du personnel qui est en télétravail n’a pas eu l’occasion de faire connaître son point de vue. Mais il n’est pas besoin d’être fin psychologue pour savoir que cela ne passera pas comme une lettre à la poste.

Correspondant LO