PSA – Rennes : sous-effectif chronique

01 Juillet 2020

L’usine PSA de Rennes La Janais a vu ses effectifs en CDI fondre en quelques années. Des plus de 12 000 salariés du début des années 2000, il reste à peine 2 000 aujourd’hui.

Depuis trois ans, avec une production qui est repartie à la hausse, ce sont plus d’un millier d’ouvriers intérimaires qui sont devenus les plus nombreux sur les chaînes de production, tenant jusqu’à 60 % des postes des quatre équipes qui se relayaient 24 heures sur 24 avant le confinement.

Après le confinement, début mai, l’usine est dans un premier temps repartie avec une seule équipe d’ouvriers en CDI. Les centai nes d’intérimaires se sont retrouvés au chômage. Pour monter une deuxième équipe à partir du 22 juin, la direction de l’usine a décidé de faire venir 140 ouvriers de l’usine de Poissy et dix de l’usine Opel de Saragosse, en Espagne, plutôt que de reprendre les ouvriers intérimaires.

Quant à la troisième équipe de production de nuit que la direction dit vouloir remettre en place à partir de septembre, la direction compte continuer à utiliser de la main-d’œuvre d’autres usines de France, d’Espagne ou d’ailleurs en Europe, que PSA considère en sureffectif. Les intérimaires ne seraient plus utilisés qu’en complément.

La volonté du PDG de PSA, Carlos Tavares, est de transformer les ouvriers PSA en nomades de l’automobile, à l’échelle européenne en les déplaçant au gré des besoins de production et au mépris total de leur vie personnelle.

Ce qui devrait être à l’ordre du jour, au contraire, ce sont des plans massifs d’embauches dans les usines en sous-effectif et la répartition des productions entre les différents établissements du groupe PSA/Opel.

Correspondant LO