Onet – CHU de Nantes : huit jours de grève font céder le patron !

01 Juillet 2020

Avant, pendant ou après le Covid, les 150 travailleuses et travailleurs du groupe Onet chargés de tâches de désinfection et de nettoyage au CHU de Nantes doivent se battre pour défendre leur santé.

Le 16 mars déjà, le personnel du nettoyage avait dû faire grève, en pleine crise du Covid, pour obtenir des produits nettoyants désinfectants et du matériel de protection : du gel hydroalcoolique et des gants.

À la suite de la manifestation des personnels hospitaliers du 16 juin, les salariées – les équipes d’Onet sont composées de femmes pour l’essentiel – se sont de nouveau mises en grève pour obtenir des augmentations de salaire, une prime Covid, une prime trimestrielle et le paiement des jours de grève.

La grève a duré huit jours. Très suivie, elle a obligé une partie de l’encadrement d’Onet à faire le ménage, une performance qui n’a pas convaincu le personnel hospitalier ! Finalement, le 25 juin, face à la détermination des salariées en lutte, la direction d’Onet a été contrainte d’accorder des requalifications, donnant lieu à des augmentations de salaire pour 70 % du personnel, et une prime trimestrielle de 100 euros brut pour tous. Le patron, qui se disait inébranlable, a bien dû céder !

C’est un exemple à suivre, et une première victoire qui appelle d’autres batailles car l’annonce par la direction nationale d’Onet d’une prime Covid d’un montant, unanimement jugé honteux, de 150 euros brut maximum au prorata des jours travaillés, a ravivé une colère qui était loin d’être éteinte.

Mardi 30 juin, le personnel d’Onet du CHU de Nantes s’est donc à nouveau mis en grève, comme celui de Valenciennes ou de Montpellier, pour une prime Covid de 800 euros minimum pour tous, une augmentation de 10 % des salaires, la reconnaissance de la qualification de travail en milieu sensible et un treizième mois.

Onet, « Onet mal’Onet » comme le scandent les grévistes, prétend être sur la paille mais c’est un mensonge ; preuve en est la fortune de la famille d’Elisabeth Coquet-Reinier, à la tête du groupe, estimée à 550 millions d’euros, la 172e de France. Onet et ses actionnaires peuvent payer. Par leurs revendications, les grévistes ne réclament qu’une partie de ce que leur patron leur a volé !

Correspondant LO