Guadeloupe : échec à la répression patronale

01 Juillet 2020

Jean Marie Nomertin, porte-parole de Combat ouvrier et secrétaire général de la CGTG a été une nouvelle fois relaxé par le tribunal de Basse-Terre. Il avait été assigné pour la deuxième fois sur plainte de Tino Dambas, un gros planteur qui l’accusait de l’avoir traité publiquement d’« esclavagiste noir ».

La première relaxe sur plainte du même patron date de quelques mois. Il était reproché à Jean Marie Nomertin d’avoir accusé ce patron d’avoir tué un travailleur agricole. Nomertin avait seulement dénoncé le fait qu’un camarade s’était vu refuser un poste aménagé alors qu’il était très malade. Ce travailleur était mort quelques jours après.

Tino Dambas est connu pour être un patron particulièrement répressif. Il n’a pas digéré la grande grève des travailleurs de la banane de 2017 et a licencié beaucoup d’ex-­grévistes. Même les juges n’ont pu le suivre dans ses plaintes tant elles paraissent ridicules.

Pierre JEAN-CHRISTOPHE