Roissy – aéroport : de nombreux emplois menacés

24 Juin 2020

Les problèmes se multiplient dans la zone aéroportuaire de Roissy. Chez ADP, le PDG veut préparer les esprits à de futurs licenciements par une allocution interne et une interview au Journal du Dimanche. L’annonce de suppressions de postes chez Air France frappe les esprits.

Aux yeux des salariés de la zone, il s’agit d’entreprises dans lesquelles ils seraient davantage protégés que les autres. Mais les milliards d’argent public versés à l’aéronautique, et notamment à Air France, ne freinent pas les patrons.

Tous les travailleurs sont menacés. Ainsi, DutyFly veut licencier sa cinquantaine de salariés qui préparent les chariots de vente en hors taxes à bord des avions de diverses compagnies. Elle se présente comme une petite entreprise, mais ses actionnaires ne sont rien moins que Lagardère et Servair.

Là où le travail reprend, ce n’est pas mieux. Les pertes dues au chômage partiel pèsent et pour beaucoup, travailler quelques jours dans le mois est bon à prendre. Mais certains patrons comme City one bag n’en font travailler que quelques-uns sans faire tourner l’effectif, pour mieux diviser. Chez Checkport, une entreprise de sûreté, c’est le chômage partiel qui pose problème, car les salariés en congé à l’étranger et qui n’ont pas pu rentrer n’ont pas été indemnisés.

Un nombre important de salariés sont tombés malades du Covid et certains sont décédés à cause de la négligence patronale et du manque de mesures de sécurité. Mais la maladie professionnelle n’est pas reconnue, ce qui serait pourtant le minimum.

Que les emplois soient directement menacés ou pas, dans de grandes sociétés ou dans de petites, dans le monde de l’aérien, les patrons n’ont pas cessé de voler.

Correspondant LO