Covid : les pays pauvres de plus en plus frappés

24 Juin 2020

Alors que dans les pays européens la pandémie semble marquer le pas et le nombre de décès et de cas nouveaux reculer, à l’échelle mondiale il n’en est rien, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Le directeur général de l’OMS a en effet déclaré que la pandémie continue de s’accélérer, indiquant : « Il a fallu plus de trois mois pour que le premier million de cas soit signalé. Le dernier million de cas a été signalé en seulement huit jours. » Aujourd’hui, dans le monde, on dénombre plus de 9 millions de personnes contaminées et près de 500 000 morts du Covid-19.

Désormais l’épicentre de la maladie se situe en Amérique latine. Tous les pays sont atteints, du Brésil avec 50 000 morts au Mexique avec 20 000 morts, en passant par les 8 000 morts du Pérou. La Guyane, cette colonie française limitrophe du Brésil, en subit d’ailleurs les conséquences, puisque c’est la seule région encore en rouge sur la carte sanitaire, et le gouvernement français y envisage même le reconfinement.

Dans ce continent ravagé par le virus, les conditions économiques ajoutent leur lot de drames aux conditions sanitaires. Dans les favelas des mégalopoles de Rio de Janeiro et de Sao Paulo, la population livrée à elle-même paye un lourd tribut. Et la politique absurde d’un Bolsonaro, qui a nié l’épidémie et refusé même le confinement, ne permet pas à la population de faire front efficacement.

En France et en Europe, aucun moyen scientifique ne permet de savoir si l’épidémie connaîtra un rebond, avec par exemple une seconde vague à l’automne, et ce ne sont pas les déclarations du conseil scientifique jugeant cette vague extrêmement probable qui peuvent trancher cette question. Mais, même si cette seconde vague n’a pas lieu, les effets du virus se feront encore sentir, ne serait-ce parce que cette crise sanitaire a ouvert la voie à une vaste crise économique et sociale

Cédric DUVAL