Clermont-Ferrand : policiers racistes

10 Juin 2020

Mardi 9 juin avait lieu à la cour d’appel de Riom, dans le Puy-de-Dôme, un rassemblement appelé par le comité Justice et Vérité pour Wissam.

La famille de Wissam al Yamni et ses avocats venaient demander devant la chambre de l’Instruction que le juge prenne en compte les actes déposés depuis huit ans pour faire la vérité sur la mort de Wissam, interpellé par la police dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012 dans la cité de La Gauthière à Clermont-Ferrand. En particulier, ils voulaient que le juge d’instruction entende enfin les témoins qui ont vu Wissam être frappé dans le commissariat, avant de tomber dans le coma. Placé en soins intensifs au CHU, il devait décéder neuf jours plus tard avec des fractures à la tête dont il n’a jamais été tenu compte.

Bien sûr, avec le temps mais pas seulement, beaucoup de preuves ont disparu. Seules demeurent des expertises médicales bâclées selon lesquelles Wissam serait mort suite à l’absorption de stupéfiants, qui sont contredites par des contre-expertises indépendantes.

Ces méthodes révoltantes pour empêcher un vrai procès n’ont pas entamé la détermination de la famille pour faire la lumière sur les vraies causes de la mort de Wissam. Aujourd’hui leur combat rejoint celui ouvert après la mort de George Floyd, n’en déplaise à Monsieur Castaner : « George Floyd, Minneapolis, Wissam al Yamni Clermont-Ferrand », pouvait-on lire sur des pancartes lors du rassemblement du vendredi 5 juin en mémoire de George Floyd place de Jaude à Clermont-Ferrand, qui comptait plus de 500 personnes.

Correspondant LO