Covid-19 : des chiffres de mortalité sûrement plus élevés...

03 Juin 2020

Une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publiée fin mai montre que le nombre d’arrêts cardiaques a fortement augmenté.

Ces accidents cardiaques ont causé 521 morts au cours des six premières semaines du confinement, du 16 mars au 26 avril à Paris et dans les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Leur nombre a même doublé au pic de la pandémie, les semaines des 23 et 30 mars.

Les auteurs de l’étude expliquent que plus de 90 % des arrêts cardiaques ont eu lieu à domicile, où les familles ont souvent été incapables de pratiquer un massage cardiaque, et que les secours (Samu et pompiers) ont été plus longs à joindre et à arriver sur place. Ils ajoutent : « Il y a eu rupture du suivi médical des patients, parce quils nont pas pu consulter, quils ont craint de gêner, doù un retard à lappel ou la peur, pour certains, dêtre contaminés à lhôpital. »

Une telle augmentation des arrêts cardiaques et de leur mortalité a aussi été relevée par des équipes médicales à New York, en Californie ou en Italie, notamment dans la région particulièrement touchée de la Lombardie.

On se doutait bien que les chiffres de mortalité du gouvernement ne rendaient pas compte de la réalité, notamment dans les Ehpad mais aussi à domicile. Des études comme celle de l’Inserm commencent à en apporter la preuve.

Cédric DUVAL