États-Unis : les Noirs frappés de plein fouet

15 Avril 2020

Aux États-Unis, les habitants des quartiers noirs, comme celui du Bronx à New York l’ont constaté : le nombre de malades et de morts est considérable.

New York ne communique pas de statistiques sur ce sujet. Mais l’État du Michigan indiquait le 2 avril que, pour une proportion d’habitants noirs de 14 %, 33 % des cas de coronavirus et 41 % des décès concernent des Afro-Américains. À Chicago, 23 % des habitants sont des Noirs et ceux-ci représentent 58 % des décès. Et il est très probable que ces chiffres soient même minorés par rapport à la réalité, parce que tous les enregistrements statistiques ne comportent pas l’appartenance ethnique et parce que tous les Noirs pauvres n’arrivent pas jusqu’à l’hôpital où ces statistiques sont tenues.

Ce n’est pas une fragilité génétique qui explique la surmortalité des Noirs, mais le fait qu’ils font partie des classes pauvres et particulièrement opprimées de ce pays.

La majorité d’entre eux vit dans des logements insalubres, bénéficie rarement d’une assurance santé, ce qui les dirige vers un système de soin au rabais. Les Afro-Américains doivent se contenter des emplois les plus exposés, dans le nettoyage notamment, et ils prennent plus que d’autres les transports en commun, etc.

Le virus qui frappe de plein fouet les Noirs aux États-Unis, c’est celui de la pauvreté dans le pays le plus riche du monde capitaliste.

Jacques Lequai