Macron : Mont-Blanc et façade verte

19 Février 2020

Macron s’est rendu sur la mer de Glace, le glacier qui descend du massif du Mont-Blanc, où il a pu constater les effets du réchauffement climatique : le glacier a reculé de deux kilomètres et perdu 120 mètres d’épaisseur en un peu plus d’un siècle.

La veille, il avait assisté à une réunion du Conseil de défense écologique, où les participants se sont creusé la tête pour trouver des mesures d’apparence écolo qui ne coûtent rien, ne rapportent pas grand-chose, mais peuvent peut-être avoir un effet sur l’opinion. Ainsi, dans les zones menacées à court terme d’inondation, les nouvelles constructions seraient interdites (il serait temps !), dans les services publics les achats de plastique à usage unique seraient supprimés, de même les trajets en avion seraient interdits si un trajet alternatif de moins de quatre heures existe, etc.

Ce n’est pas cela qui va changer le visage de la planète. Lors de sa visite sur le Mont-Blanc un journaliste lui ayant fait remarquer l’énorme circulation de poids lourds qui empuantissent et assourdissent les habitants de la vallée de l’Arve conduisant au tunnel du Mont-Blanc, Macron a répondu : « Je ne peux pas interdire aux camions de passer. » Visiblement, il ne peut pas non plus favoriser l’alternative ferroviaire.

Rappelons que c’est Macron qui a nommé Élisabeth Borne ministre de l’Écologie, elle qui avait occupé durant des années le siège de directrice de la stratégie à la SNCF. Elle a aussi contribué à la suppression de petites lignes de chemin de fer, aujourd’hui souvent remplacées par des cars fonctionnant au diesel.

À un mois des municipales, le président tente d’attraper des électeurs avec un coup de peinture verte. Mais, pour cela, Macron et Borne auront d’abord beaucoup de choses à faire oublier et auraient encore plus de mesures efficaces à prendre.

André VICTOR