Lycée Blaise-Cendrars – Sevran : la mobilisation prend de l’ampleur05/02/20202020Journal/medias/journalarticle/images/2020/02/P11_Blaise_Cendrars_Sevran-C_LO.jpg.420x236_q85_box-460%2C0%2C3761%2C1857_crop_detail.jpg

Leur société

Lycée Blaise-Cendrars – Sevran : la mobilisation prend de l’ampleur

À Sevran, ville ouvrière de la banlieue parisienne, la réforme du baccalauréat voulue par le ministre Blanquer mobilise contre elle enseignants et élèves, ainsi que de nombreux parents.

Illustration - la mobilisation prend de l’ampleur

Tous dénoncent une réforme qui, en faisant du bac un examen local et non plus national, va discriminer les élèves des lycées les moins favorisés.

Au lycée Blaise-Cendrars, en Seine-Saint-Denis, les épreuves n’ont toujours pas été validées, car 90 % des élèves ont refusé ces évaluations, et la mobilisation grandit encore.

Une session était prévue du 27 au 30 janvier. Le matin du 27, les professeurs s’étaient rassemblés devant le lycée pour parler avec les élèves de ce nouveau bac. L’immense majorité des presque 300 élèves concernés ont choisi de refuser de composer.

Les pressions de l’administration du lycée et les menaces de zéro brandies par des envoyés du rectorat ou de l’inspection n’ont rien changé : les jours suivants, de nouveaux rassemblements d’élèves ont eu lieu à la porte.

Élèves et professeurs ont choisi de ne pas bloquer le lycée, pour qu’il n’y ait aucun prétexte à des affrontements, mais ont organisé des rassemblements festifs avec musique et petit-déjeuner, pour donner envie de rester discuter et de résister ensemble aux pressions ou menaces, d’où qu’elles viennent. Plusieurs tracts rédigés par les enseignants ont été donnés aux parents, un communiqué a été écrit par les élèves et des réunions d’information ont été organisées. Résultat : alors que la direction du lycée a de nouveau convoqué les élèves du 3 au 6 février ; lundi 3 et mardi 4, moins de 10 % des élèves concernés ont passé les épreuves.

Face à la détermination des élèves et des enseignants, tous les échelons de la hiérarchie alternent menaces et reculades. Ceux qui sont mobilisés ne sont pas prêts à reculer si d’aventure une troisième session était de nouveau prévue après les vacances de février !

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