Au dépôt RATP de Flandres

05 Février 2020

Lundi 3 février, lors de la convocation à un entretien disciplinaire d’un délégué CGT et militant actif de la grève, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le dépôt de bus de Flandres, à Pantin.

Le 25 janvier, lorsque le noyau dur d’une vingtaine de grévistes du dépôt a appris la nouvelle de cet entretien disciplinaire, ils ont décidé de continuer leur grève jusqu’au 3 février. Pour cette dixième semaine de grève, en plus de participer à la journée d’action nationale, lors de laquelle la grève a été plus suivie sur le dépôt, les grévistes ont maintenu leur piquet matinal dès 4 h 30 du matin et aussi soutenu les lycéens pantinois mobilisés contre les E3C.

Avec la paie du mois de décembre tombée fin janvier, les grévistes ont également redistribué une partie de leur caisse de grève, qui s’élève à presque 50 000 euros. Une cinquantaine de grévistes, qui ont fait au moins dix jours de grève en décembre, ont pu toucher en moyenne plusieurs centaines d’euros chacun.

Les grévistes de Flandres continuent de recevoir la sympathie et le soutien des grévistes des environs. Le 31 janvier, une vingtaine de professeurs, avec des masques représentant Ahmed, ont dansé pendant près de deux heures à l’entrée du dépôt. Le lendemain, une soirée des grévistes de Flandres rassemblait 150 personnes à Pantin.

Le rassemblement du lundi 3 février a été une réussite et a renforcé le moral de tous les participants. De nombreux travailleurs de Flandres étaient présents, mais aussi des délégations de différents dépôts de bus, du métro, de la SNCF, d’EDF, de PSA Poissy, des étudiants, des professeurs et des lycéens de Pantin.

Au moment de l’entretien d’Ahmed, une haie d’honneur l’a accompagné jusqu’au bureau de la direction, où les travailleurs de la RATP ont pu dire ce qu’ils avaient sur le cœur après deux mois de mobilisation.

Fiers de ce rassemblement mais aussi de leur mouvement, des liens qu’ils ont tissés entre eux et avec d’autres travailleurs, conscients que le combat contre la réforme des retraites est loin d’être terminé et qu’ils auront de nouveaux combats à mener contre la direction de la RATP et le gouvernement, les grévistes de Flandres ont décidé de reprendre le travail mardi 4 février, après 61 jours de grève.

Correspondant LO