Loin des manifestants, tout près du capital

22 Janvier 2020

Macron est venu lundi 20 janvier à l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca de Dunkerque, car elle a annoncé la création de nouvelles lignes de production, l’investissement de 200 millions d’euros en cinq ans et l’embauche d’une centaine de personnes.

Il a cherché à s’attribuer le mérite de ces annonces, vantant les mesures gouvernementales de baisse de la fiscalité et de subventions diverses au patronat. Dès son implantation en 1993 dans la zone d’entreprises défiscalisées, AstraZeneca en a été un bénéficiaire avide, puisqu’à l’époque chacun des emplois créés lui rapportait 607 000 euros par an en baisse d’impôt, selon un rapport officiel.

Pendant que Macron faisait le job de président des patrons dans une usine transformée en bunker, plusieurs centaines de syndicalistes, gilets jaunes et avocats manifestaient contre sa politique. Ils ont été toute la matinée tenus loin de l’usine par des policiers en grand nombre, qui les ont repoussés à plusieurs reprises et les ont contrôlés.

Même les journalistes présents à la cérémonie n’ont pas pu poser des questions à Macron. Rien ne devait gâcher cette rencontre avec un des représentants du grand patronat dont il sert les intérêts.

Correspondant LO