Reconversion professionnelle : la montagne accouche d’une souris

15 Janvier 2020

Macron l’avait promis en 2017 lors de sa campagne électorale et une loi dite « sur la liberté de choisir son avenir » (sans rire !) l’avait confirmé en septembre 2018 : depuis le 1er novembre, les salariés qui démissionnent de leur emploi peuvent donc toucher des indemnités de chômage.

La condition est cependant d’avoir un projet professionnel. Et c’est là que commence le parcours du combattant. Le démissionnaire doit d’abord justifier de cinq ans d’activité professionnelle en CDI, chez un ou plusieurs employeurs du secteur privé. Il doit ensuite faire appel à un conseiller en évolution professionnelle (CEP) qui jugera si le projet présente un caractère réel et sérieux. Si la reconversion nécessite une formation, il faudra que celle-ci réponde à des offres d’emploi existantes. Il reste encore une dernière étape : obtenir la validation du projet après son examen par une commission !

Rien d’étonnant dans ces conditions que, sur 10 000 dossiers déposés, seuls 30 aient été acceptés !

M.L.