Marins et dockers : opération ports morts

15 Janvier 2020

Après plusieurs journées d’action en décembre et la première semaine de janvier, les travailleurs des ports et docks ont bloqué les grands ports maritimes à partir du 14 janvier. Ils décideront le 16 de la poursuite et des formes de l’opération ports morts.

Ainsi, à l’appel de la CGT, Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille sont bloqués. Plus une marchandise ne peut être embarquée ou débarquée, ni même entrer ou sortir de la zone portuaire. Les dockers, comme les cheminots et les travailleurs de la RATP en lutte, exigent le retrait pur et simple de la réforme Macron-Philippe.

Les marins des remorqueurs, y compris des compagnies privées, sont également à nouveau en grève, depuis le 14 janvier. La fédération CGT des marins affirme à juste titre que le gouvernement ne garantit à ce jour ni le maintien de l’âge de départ en retraite à 55 ans, ni le niveau des pensions.

Les artisans et ouvriers pêcheurs, conchyliculteurs et mytiliculteurs de la région de Sète ont quant à eux fait grève et manifesté le 9 janvier, car ils refusent de travailler plus et cotiser plus pour gagner moins.

Les travailleurs des ports, à quai ou en mer, ont fait grève dix jours depuis le début du mouvement, des dizaines de navires ont dû retarder leur escale ou même l’annuler, des containers sont bloqués sur les quais. Cela a des conséquences immédiates sur l’économie du pays : le ravitaillement des hypermarchés des Antilles, par exemple, est très ralenti. Ces travailleurs, qui ont la main sur une artère vitale du système et donc du profit capitaliste, joignent leurs forces au mouvement en cours, dans l’intérêt de tous les salariés.

Paul GALOIS