Régularisation : le parcours du combattant

07 Janvier 2020

Pour être régularisés, les travailleurs sans papiers ont besoin de produire une promesse d’embauche et des fiches de paie. Or, bien souvent, celles-ci ne sont pas à leur nom, mais à celui d’un ami ou d’un cousin en règle, un « alias » qui prête ses papiers le jour du recrutement. Il faut donc que l’employeur accepte de fournir une attestation de concordance d’identité confirmant que la personne qui demande des papiers est bien celle qui a travaillé. Elle peut alors faire la demande à la préfecture pour obtenir, peut-être, un récépissé de demande de carte de séjour autorisant son titulaire à travailler.

Autrement dit, sans attestation de concordance, il n’y a pas de possibilité d’obtenir un récépissé et, sans récépissé, pas de travail possible dans la légalité... et donc pas de papiers. C’est le cercle infernal dans lequel sont enfermés les travailleurs sans papiers.

Il faut donc toute une lutte, ne serait-ce que pour obtenir ces récépissés, simples bouts de papier mais qui constituent un pas important vers l’obtention d’une carte de séjour.

Correspondant LO