Auchan : mille emplois menacés

07 Janvier 2020

Les travailleurs d’Auchan ont appris par les médias que 1 000 d’entre eux sont menacés de perdre leur emploi dans la branche hypermarchés.

Plus de 700 travailleurs sont également poussés hors du groupe après l’annonce, au printemps 2019, de la mise en vente ou de la fermeture de 21 magasins.

Aux dires de la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, les hypermarchés, qui représentent 80 % du chiffre d’affaires de l’enseigne, pèseraient sur les résultats du groupe. Pour aller dans ce sens, un déficit de 1,145 milliard d’euros a été déclaré pour l’année 2018, suivi sur le premier semestre 2019 d’un déficit comptable de 1,5 milliard. Cela vient bien sûr après des dizaines d’années de profits accumulés par les propriétaires d’Auchan, qui caracolent dans le peloton de tête des plus grosses fortunes du pays.

Car Auchan, ce ne sont pas seulement les hypermarchés. Ce sont aussi des supermarchés par centaines, des magasins de proximité qui se multiplient dans les centres-villes, des drives, des sites de vente en ligne.

Et surtout Auchan fait partie de l’Association familiale Mulliez, cette structure qui regroupe, pour le compte de l’ensemble de la famille, des enseignes comme Decathlon, Leroy Merlin, Kiloutou, Norauto, Boulanger, Pimkie et plusieurs dizaines d’autres, sans oublier l’immobilier avec la construction de galeries commerciales comme celle de la future gare de l’Est à Paris.

Chez Auchan, de l’argent, il y en a… sur les comptes des membres de la famille Mulliez. Et c’est bien pour continuer à faire prospérer leur fortune en milliards qu’ils veulent supprimer des emplois par milliers. C’est inacceptable.

Philippe Logier