Comblé, le patronat tend encore la main

18 Décembre 2019

S’il est quelqu’un de tout à fait ravi par la réforme des retraites façon Macron, c’est bien Roux de Bézieux, le président du principal syndicat patronal, le Medef.

Mi-novembre, pour résoudre ce qu’il nommait alors le problème d’équilibre des caisses de retraite, il en appelait à « faire travailler plus longtemps les salariés et les fonctionnaires ». Et d’ajouter : « Pour cela, la mesure la plus équilibrée, la plus juste, c’est l’âge pivot, qui pourrait être fixé à 64 ans. »

Le patron des patrons a été entendu, le voici comblé, qui affirme sans ambages : « La réforme va dans le bon sens. (…) Les entreprises seront au rendez-vous pour l’emploi des seniors. »

Oui, mais il va falloir garder au travail les seniors, qui seront forcés de travailler deux ans de plus. Et Roux de Bézieux d’ajouter « Le Premier ministre a présenté un compromis qui va coûter assez cher et que l’on ne peut pas annoncer sans des mesures de financement. »

Il pleure pour implorer l’État de mettre la main à la poche pour aider encore un peu plus le patronat.

Sophie GARGAN