Samu 92 – Hôpital Raymond-Poincaré : il y a urgence !

20 Novembre 2019

Au Samu 92, à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, une partie du personnel non médical est en grève depuis des mois. Le mouvement a cependant pris de l’ampleur début septembre quand le Collectif inter-urgences a élargi ses revendications à l’ensemble de l’hôpital.

Plusieurs réunions ont d’abord eu lieu dans le service, permettant ainsi aux présents de partager le constat de la situation dramatique de nombreux services d’urgences et d’une grande partie de l’hôpital. Au Samu, le manque d’effectif concerne particulièrement les auxiliaires de régulation médicales (ARM), qui répondent aux appels du 15. Les heures supplémentaires se multiplient, la fatigue s’accumule et tous ont le sentiment de n’être pas assez nombreux pour travailler en sécurité. Une grève des ARM a débouché en deux jours sur l’attribution d’une prime de 600 euros répartie sur trois mois. Ce n’est pas suffisant, mais la rapidité de la réponse de la direction montre sa crainte d’une extension de la lutte à tout l’hôpital. Les ambulanciers voient également leur temps de travail augmenter largement, mais ce temps supplémentaire n’est quasiment pas payé, ou avec beaucoup de retard.

Même si chaque catégorie peut avoir ses propres revendications, il est de plus en plus clair que les problèmes communs sont avant tout liés au manque de personnel et aux bas salaires, et qu’il faut lutter tous ensemble.

La participation aux manifestations augmente à chaque fois. De cinq en septembre, elle est passée à quinze en octobre et trente-sept le 14 novembre, alors qu’il n’y a que 150 salariés au total et que le travail ne s’arrête jamais. Pour être plus nombreux encore, il est prévu de s’adresser aux autres services et de tenter d’organiser une assemblée générale de l’hôpital.

Correspondant LO