Technicentre du Landy : toujours là !

13 Novembre 2019

Aux ateliers SNCF du Landy, au nord de Paris, la mobilisation commencée le jeudi 31 octobre se poursuit. Depuis le lundi 4 novembre, des assemblées de 130 à 200 cheminots de tous les secteurs se tiennent quotidiennement.

Jeudi 6 novembre, la direction de l’établissement a fini par recevoir une délégation de dix grévistes et des organisations syndicales. Elle a annoncé pour l’essentiel l’élargissement d’une prime exceptionnelle de 200 euros à tout le site, alors qu’elle ne devait concerner qu’une partie des agents, et une autre prime de 400 euros pour mars 2020 et 49 embauches. Même si les cheminots pensent que ça ne fait pas le compte, ils ressentent à juste titre ces mesures comme une première avancée, obtenue grâce à leur grève.

Le lendemain, les 130 cheminots réunis en assemblée votaient la poursuite du mouvement, avec une suspension de trois jours pour le week-end, beaucoup disant qu’ils allaient poser leur D2I (déclaration d’intention de grève) pour le mardi suivant.

Mardi 12 novembre, 300 déclarations D2I avaient été posées et l’assemblée de 130 cheminots a reconduit la grève jusqu’à l’assemblée du lendemain matin. Le chef d’établissement absent, c’est son adjoint qui a subi la colère des cheminots dont la principale revendication est « du pognon » !

Les grévistes ont ensuite décidé d’aller à la gare du Nord interpeller Farandou, le nouveau PDG de la SNCF, venu à une commémoration. Après la cérémonie, Farandou a essayé de partir en catimini, mais il a été rattrapé et entouré par les cheminots. Ils ont pu lui dire ce qu’ils avaient sur le cœur à deux doigts des moustaches.

Correspondant LO