SNCF – Vénissieux : une journée de grève

13 Novembre 2019

Jeudi 7 novembre, une bonne partie des ouvriers du centre de maintenance SNCF des TER de Vénissieux étaient en grève. Sur ce site, environ 200 ouvriers effectuent la maintenance et la réparation des rames et des locomotives. Ils sont en colère contre leur direction locale qui tente de resserrer la discipline.

Les travailleurs subissent des réorganisations et sont l’objet de pressions. Certains ont été l’objet de demandes d’explication. La direction veut utiliser la manière forte pour faire passer des mesures qui dégradent encore les conditions de travail des agents du centre.

Cette direction met en place, entre autres, des mesures comme la journée continue. Le temps de repas de l’atelier Rames est réduit à 20 minutes, au lieu de 45 minutes, cela empêche les cheminots de manger à la cantine par manque de temps. Les pressions dans le travail sont de plus en plus fortes. Il faut que les trains sortent toujours plus rapidement, ce qui revient à jouer avec la sécurité. Autre exemple des conditions de travail dégradées : quand des cheminots demandent du matériel pour effectuer des réparations, il leur est répondu qu’il n’y a pas d’argent. Mais la direction a bien trouvé 70 000 euros pour installer des caméras pour surveiller les salariés.

Le directeur de l’établissement est venu voir le piquet de grève, composé d’une trentaine de salariés du centre qui alimentaient un feu de pneus et de palettes. Des ouvriers présents lui ont dit leur manière de voir les choses sur leurs conditions de travail et les pressions. N’ayant trouvé personne d’accord avec lui et ayant vu que les ouvriers étaient déterminés à ne pas se laisser faire sans réagir, il est retourné tout seul vers ses bureaux.

La colère de ceux de Vénisssieux rejoint celle de tous les cheminots en lutte, notamment des régions parisienne et lyonnaise, quand il s’agit de protester contre les modifications de roulements, de réclamer des salaires plus élevés et de protester contre les conditions de travail qui se dégradent. Avec cette journée de grève, les cheminots ont montré leur ras-le-bol à leur direction et ont bien l’intention de se mobiliser à nouveau.

Correspondant LO