Pajemploi : des familles sur le carreau

13 Novembre 2019

Depuis mai 2019, le complément de libre choix du mode de garde (CMG), destiné à aider financièrement les parents qui font garder leur enfant par une garde à domicile ou une assistante maternelle, n’est plus versé par les CAF mais par Pajemploi, un service de l’Urssaf situé au Puy-en-Velay.

Ce changement a l’avantage de réduire le laps de temps durant lequel les 860 000 familles bénéficiaires doivent avancer le salaire de leur nourrice avant de percevoir l’aide financière qui peut s’élever jusqu’à 468 euros par mois. Mais, lors du transfert des dossiers des CAF à Pajemploi, un bug informatique a eu lieu.

Depuis, plus de 21 000 familles n’ont pas reçu cette aide. Des familles ont versé l’intégralité des salaires sans avoir reçu de compensation ou ont été prélevées de cotisations sociales normalement prises en charge par la CAF, d’autres ont licencié leur nourrice, d’autres ont arrêté leur travail pour garder leur enfant. Devant le nombre de réclamations, les employés ont fait grève pour réclamer des renforts. Des familles ont créé un collectif qui dénonce le manque de communication. Pajemploi affirme avoir versé des acomptes de prestations aux ménages en difficulté.

Une trentaine de CDD ont été embauchés pour faire face à la surcharge de travail. Quant au bug, Pajemploi informe que des dysfonctionnements ont été identifiés dès le mois de juin. Mais, à ce jour, il n’avance aucune date pour la résolution complète du problème.

S’il s’agissait du non-versement des dividendes à des actionnaires de grands groupes capitalistes, gageons que le dysfonctionnement serait réglé sans tarder.

Correspondant LO