Sainte-Pazanne : des cancers qui se multiplient

09 Octobre 2019

À Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, et dans un rayon de dix kilomètres autour, des parents d’élèves se sont rendu compte que, depuis 2015, 17 enfants avaient développé des cancers, dont sept dans la même école. Quatre enfants en sont morts.

Les résultats des prélèvements effectués sous l’égide de l’ARS (Agence régionale de santé) dans une école particulièrement concernée révèlent que certaines salles ont des concentrations en radon plus de six fois supérieures aux normes. À cela s’ajoute la présence de champs électromagnétiques dus à cinq lignes, dont quatre à haute tension, enterrées sous la cour. Dans l’air, on note la présence d’insecticides et de composés chimiques interdits depuis plus de vingt ans.

Une association de parents d’élèves, Stop aux cancers de nos enfants, s’est montée, reprochant le caractère ponctuel de ces analyses, qui ne prennent pas en compte les effets à long terme et ne tirent pas de conclusions. Elle a financé les prélèvements de cheveux des enfants, qui révèlent la présence de métaux et de polluants organiques.

Pour l’instant, la seule mesure effective a consisté à déplacer la ligne rouge au niveau de laquelle les enfants attendaient à la sortie de l’école, car elle était située sur les lignes à haute tension. Et il n’existe toujours pas de réseau d’alerte dans les hôpitaux.

Alors, les parents continuent à se mobiliser pour réclamer, en plus de l’application d’un principe de précaution, que les services de l’État se donnent les moyens de poursuivre sérieusement les recherches.

Correspondant LO