Assurance chômage : non au recul des droits !

02 Octobre 2019

Mercredi 25 septembre, quatre associations de chômeurs (MNCP, AC, APEIS et CGT) ont protesté à l’entrée de l’Assemblée nationale en simulant une scène de crime, pour dénoncer l’attaque du gouvernement contre le système d’indemnisation des chômeurs, qui va les priver de 3,4 milliards d’euros d’allocations.

Dans leur prise de parole, les participants ont mis en cause « une nouvelle assurance chômage conçue par quelques experts, imposée par quelques ministres, sans débats ni négociations avec les chômeurs ! Une réforme par décret qui exclut 10 % des chômeurs des allocations et réduit les droits de 40 % d’entre eux ! » Ils ont dénoncé aussi « les contrôles à Pôle emploi, dans les CAF, dans les conseils départementaux, contre les chômeurs et précaires, que l’on sanctionne pour ne pas trouver des emplois inexistants ».

D’autres attaques en cours auront des conséquences pour les chômeurs et les travailleurs précaires : « Le gouvernement évoque un futur revenu universel et toujours d’activité, mais qui sera une fusion d’un maximum d’allocations et une réduction des droits. Quant à la réforme des retraites, elle renforcera la double peine des précaires : pas d’emplois, pas de salaires, et au bout du compte, pas de retraite ! » Et ils ont conclu contre « un monde qui ne sert que les riches, ne pense qu’à l’argent, et piétine sans vergogne chômeurs, précaires, salariés et retraités ».

Le précédent système d’allocations des chômeurs n’indemnisait que la moitié d’entre eux. Avec cette réforme peau de chagrin, il n’indemnisera désormais qu’un quart des chômeurs. Et, une fois de plus, le gouvernement s’en prend à ceux qui se trouvent dans les situations les plus précaires.

Jacques FONTENOY