Macron et le climat : ça manque de naturel…

25 Septembre 2019

En février 2019, Macron recevait la jeune défenseure de la planète Greta Thunberg et semblait touché par la grâce.

Mais samedi 21 septembre, après les manifestations pour le climat, l’agacement pointait : « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème », déclarait-il. Et il conseillait plutôt aux manifestants d’aller en Pologne, pays qui selon lui bloque le chemin vers la neutralité carbone, ou de faire du ramassage sur les rivières ou les plages corses.

Enfin mardi 24 septembre, après le sommet sur le climat, Macron en avait vraiment assez de la jeune Greta, à qui il reprochait « des positions très radicales (…) de nature à antagoniser nos sociétés ». Une vraie pétroleuse, en somme.

Macron et son gouvernement voulaient nous convaincre qu’ils ont changé, qu’ils ont fait leur la préoccupation de la planète, qu’avec eux la France est aux avant-postes de la lutte pour le climat. Mais chassez le naturel, il revient au galop, avec la tentation d’ordonner aux jeunes d’aller jouer ailleurs.

Sylvie MARÉCHAL