Hôpital du Rouvray : de nouveau en grève

25 Septembre 2019

En 2018, les travailleurs de l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Sotteville, situé au sud de Rouen, avaient fait trois mois de grève et, pour sept d’entre eux, 18 jours de grève de la faim.

Ils dénonçaient les conditions indignes de travail pour les soignants et d’hospitalisation pour les malades. Certains patients dormaient sur des lits de camp dans des bureaux ou s’entassaient à quatre dans des chambres prévues pour trois. Les grévistes avaient obtenu 31 postes d’infirmiers et d’aides-soignants, ainsi qu’une vague promesse de création d’unités spécialisées pour les patients mineurs et pour les détenus.

Un an après, le 19 septembre 2019, les travailleurs de cet hôpital ont entamé une nouvelle grève illimitée, à l’appel de l’intersyndicale (CGT – Sud – CFDT) : le protocole de juin 2018 n’est pas respecté par l’Agence régionale de santé et par la direction de l’hôpital. La situation est toujours catastrophique. « On a toujours des patients installés sur des lits de camps dans des bureaux sans fenêtre et sans sanitaire et des chambres de deux occupées par trois patients », explique un gréviste. L’unité supplémentaire pour adolescents n’a pas été créée, et des mineurs sont toujours hospitalisés avec des adultes, avec les risques que cela implique pour eux. « La situation n’a pas changé, elle est même pire », résume un militant syndical.

À Sotteville comme ailleurs, c’est contre une politique d’économies sordide que se mobilisent les travailleurs en psychiatrie.

Correspondant LO