Finances publiques : non aux suppressions d’emplois !

11 Septembre 2019

5 800 emplois vont être supprimés parmi les travailleurs des finances publiques sur les trois années entre 2020 et 2022, a annoncé Gérard Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. C’est la poursuite de tout un plan de réduction des effectifs qui portera le nombre d’emplois supprimés en cinq ans à 10 000.

Pour justifier cette saignée, le ministre met en avant l’instauration du prélèvement à la source ou la suppression progressive de la taxe d’habitation. Mais ces mesures ne signifient pas forcément du travail en moins pour les agents des impôts. Sur le terrain, ceux-ci constatent au contraire que les réclamations se multiplient, et qu’il est de plus en plus difficile d’y faire face avec des effectifs sans cesse réduits.

Dans certaines trésoreries, les agents sont déjà bien incapables de répondre à toutes les demandes. Ils croulent sous les courriels et ne peuvent prendre au téléphone qu’une petite partie des appels. Pendant ce temps, la file d’attente s’allonge à l’extérieur.

Un plan massif de fermeture des petites trésoreries locales est d’autre part en cours. Il est prévu de les remplacer par des permanences périodiques, souvent dans des « maisons de services publics » regroupant épisodiquement certains services de l’État ou La Poste. Cela réduira pour les contribuables la possibilité de rencontrer une personne capable de les renseigner sur leurs impôts, et éventuellement d’effectuer les rectifications qui s’imposent.

Les agents des impôts n’acceptent pas ces suppressions massives d’effectifs, la dégradation de leurs conditions de travail et de l’accueil des usagers qu’elle entraîne. Ils sont appelés par les syndicats à la grève le 16 septembre pour le dire.

Daniel MESCLA